L'exemple du soja, une graine révolutionnaire

B. L’agriculture

                L’Amazonie s’étend à 63% sur le territoire brésilien ce qui représente approximativement 5 millions de km². Cette espace séparé en 9 grandes régions : Acre, Amapa, Amazonas, Maranhao, Mato Grosso, Para, Rondania, Roraima et Tocantains. De ce fait, le Brésil détient les 1 quart du potentiel forestier mondial.

http://blog.mondediplo.net/2010-11-04-Le-Bresil-puissance-agricole-ou-environnementale

Nous avons choisis ce document car nous pouvons y observer les 9 régions de l’Amazonie brésilienne et leurs caractéristiques :

  • Les régions du nord tels que La Roraima, L’Amapa et le nord de l’Amazonas qui sont encore peu touchés par la déforestation et l’agriculture intensive

  • Les Régions du sud comme l’Acre, la Rondônia, le Mato Grosso, , le Tocantins, le Maranhão et le Para qui sont fortement exploités pour l’agriculture et où les surfaces de foret détruites se comptes déjà en milliers de km²

De même durant les trente glorieuses, les besoins alimentaires ont explosé notamment à cause de la croissance démographique entretenue par le baby-boom. Pour répondre à ces besoins alimentaires, l’agriculture mondiale s’est considérablement modernisée. Dans ce contexte mondial, le Brésil, qui possède un espace forestier important et accessible a fait le choix de convertir une partie non négligeable de cet espace à l’agriculture.

L’exploitation du bois à grande échelle et l’agriculture intensive ont largement contribué à la déforestation de la forêt amazonienne qui s’étend sur une surface de 5 millions de km2 soit environ 63 % du territoire brésilien et 25 % du potentiel forestier mondial.

La déforestation induite par la sylviculture et l’agriculture a surtout affectée les régions du nord du Brésil. En effet, les régions du nord tels que La Roraima, L’Amapa et le nord de l’Amazonas sont encore peu touchés par la déforestation et l’agriculture intensive. Les Régions du sud comme l’Acre, la Rondônia, le Mato Grosso, le Tocantins, le Maranhão et le Para font par contre l’objet d’une agriculture intensive et sont fortement touchées par la déforestation. Elles comptent des milliers de km² de déforestation.

 

L’exemple du Soja, une graine révolutionnaire

            Le Soja est une plante grimpante étant cultivée pour ses graines oléagineuses, c'est-à-dire riche en matière grasse. Ces graines sont source d’une huile étant la seconde huile la plus consommée au monde. Le soja est utilisé à 75% pour l’alimentation bovine (tourteaux pour les bovins, les porcs, la volaille), 15% pour l’usage industriel (engrais, insecticides, peintures) qu’à 10% pour l’alimentation humaine (lait, fromage, yaourt). Ce produit est apprécier car il véhicule une image saine et « bio ».


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              Pour toutes ces raisons, le gouvernement brésilien a fait le choix de développer la culture du soja. Le prix des surfaces cultivables ont été rabaissé pour de permettre aux agriculteurs d’acquérir facilement des parcelles de terre. Cela a permis l’évolution de grands groupes alimentaires tels que JBS Friboi, BrasilFoods ou MafrigAlimentos. Certaines régions, comme par exemple le Mato Grosso, qui était encore une vaste forêt sauvage avant les années 1950, a été détruit aux ¾ pour créer de vastes exploitations de soja et des voies de circulation pour évacuer cette production.

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http://www.inra.fr/sae2/publications/iss/pdf/iss06-4.pdf

 

          Grace à ces documents nous pouvons observer que la production de Soja au Brésil ne cesse de croître en suivant la tendance mondiale afin de fournir la Chine, l’Europe ou encore le Japon, principaux importateur de Soja. La production Brésilienne a donc entre 1977 et 1998 augmentée de 131% tout en suivant la progression mondiale sur cette période étant de 108%. Le Brésil, malgré son retard sur celle des américains, la production de soja ne cesse de croître contrairement à celle des États-Unis. Ainsi, en février dernier, Wagner Rossi, ministre de l'agriculture brésilien, annonce une production 70,1 millions de tonnes soit une hausse de 2,1% par rapport a 2010 contrairement aux États-Unis qui connaissent une baisse de 8% par rapport a 2010 avec une production de 83 millions de tonnes selon l'USDA, Département américain de l'Agriculture, Pour ce résultat, les surfaces misent en œuvre pour suivre la demande ne sont pas sans reste. Ainsi, le Mato Grosso région ayant une surface équivalent a une fois et demi la France a été consacrée pour l’exploitation du Soja

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Nous observons donc que le Mato Grosso, qui avant les années 1950 étaient encore une vaste forêt sauvage et où n’abritait que les populations autochtones. Nous saisissons ici que cette espace sauvage a été détruit aux ¾ afin de créer des voies de circulation précises et en conséquence de permettre une parfaite exploitation de l’espace.

La demande des marchés Européens a donc créé une importante modification de l’organisation du Mato Grosso afin de fournir les quantités suffisantes.

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